Le week end du 1er mai est toujours l'occasion de faire un truc un peu spécial. Cette année, ce sera un rassemblement de pilotes à St Ghislain, à 15 km de la frontière Belge.



Dimanche, 6h du matin.
Guillaume et moi nous réveillons difficilement. Hier soir nous avons diné à Paris avec les forumeurs parisiens et la famille Gator. Difficile d'être rentré à des heures correctes et la nuit a été courte (4h30).
Départ pour le terrain de St Cyr où nous attend Québec Novembre, le J3 de mon club. Les "bagages" sont réduites au minimum pour respecter la masse max de l'avion.
Ce sera un week end à la roots.
Nous arrivons à 7h comme prévu sur le terrain. Il fait déjà jour et des bancs de brume trainent ici ou là. La voiture de piste fait son inspection tandis que nous ouvrons les portes du hangar. Le J3 est devant, il ne nous reste qu'à le sortir.
Nous faisons le complément carburant puis j'effectue une prévol soignée (comme toujours) avant de procéder à l'embarquement.
La mise en route, le roulage et les essais moteurs sont effectués tranquillement, le terrain est en auto info et nous sommes seuls.

7h50.
Décollage piste 30 gauche et mise de cap au nord pour sortir par l'A13. Au dessus de la forêt on voit les bancs de brume qui commencent à se disloquer.

Nous suivons l'autoroute puis le cap nord pour aller vers Pontoise. Personne en fréquence. Nous faisons donc une verticale terrain (reconnaissable à ses dizaines de cessnas parqués comme au supermarché) puis nous intégrons en vent arrière 05.
Après une longue finale stabilisée, c'est un atterrissage de piste plus que correct, le roulage pour les pompes et l'arrêt du moteur.
Première étape : 39 minutes.
Nous appelons la société de refueling pour avoir de l'avgas. Le monsieur qui vient en camion citerne nous servir est super gentil et nous discutons 5 minutes avant de repartir.

Nous roulons à nouveau pour la 05.
Nou allons nous aligner quand le contrôleur ouvre la tour et le départ se fait donc sous clairance. L'avion a du mal à monter car il est chargé. Nous sortons de la CTR pâr le nord est à Méru (petit village ayant donné son nom à un point d'entrée dans les procédures de CDG et Orly : MERUE).

Toujours autant de brume, et je suis un peu inquiet de la mété o à notre prochaine étape, plus dans le nord et la campagne, donc a priori plus sujette au brouillard. Le METAR de départ n'est pas mauvais et ne prévoit rien de ce genre mais par sécurité je demande à Paris info une dernière du terrain.
L'observation en vigueur est satisfaisante, avec une point de rosée qui s'éloigne de la tempé ainsi qu'une visibilité en augmentation à 4km.


Nous passons au sud immédiat de Clermont (au nord de Creil) sous la TMA de classe A. Puis nous prenons 10° à gauche vers la route 040° afin de rejoindre Saint Quentin-Roupy.


Nous posons les roues sur la piste 04 après 1h28 de vol. Petite pause, visite au prévisionniste pour la suite (météo france "lambda" annonce des orages que la météo aéro ne voit pas... mieux vaut lever le doute !) et chocolat chaud après le complément carburant.
Nous prenons ensuite la piste 22 pour repartir. Pourquoi changer de QFU ? Parce qu'à charge élevée, je préfère avoir une pente descendante sur piste en herbe, ainsi qu'une trouée dans les arbres après envol, quitte à avoir les 1 ou 2 noeuds de vent que nous indique la manche à air dans le dos.


C'est notre dernière étape pour aller en Belgique, nous avons donc déposé un plan de vol. J'ai été un peu optimiste concernant les estimées mais ce n'est pas grave, on corrige celles-ci auprès de Paris info.
le passage de la frontière vers 12h15 est un non évènement et nous arrivons bientôt en vue de St Ghislain. Intégration verticale en contact avec l'AFIS puis circuit pour la 09 "en usage". Atterrissage en deux temps bien que non violent, roulage pour le parking herbe et arrêt moteur après 1h09.

Tout le monde ou presque est là et nous attend. On dit bonjour et on s'installe pour l'apéro. On ne vole plus d'ici deux jours, et pourrons donc profiter des spécialités locales.

L'après-midi, UglyDuck m'emmène dans son DC10... Euh pardon : Polaris, pour le ramener à sa base et faire profiter du vol à quelqu'un. Heureux que ce soit moi ! Nous survolons deux ascenseurs à bateaux assez impressionnants avant de poser cet ULM croisant à 200 km/h ou plus sur une piste de 200m. Et encore, on a du prendre à peine 150 m !


Il me montre l'un des 2 hangars de la base ULM où dort son bébé : c'est rempli de machines très récentes et performantes. Des EFIS, des trains rentrants, tant de choses inaccessibles au commun des pilotes avions d'aéroclub sont ici réunies en de nombreux exemplaires. Et ce n'est pas une exception... De quoi réfléchir, surtout poru un prix moindre que celui d'un petit biplace école avion...


Nous partons ensuite chez Daniel, notre hôte, pour un second apéritif suivi d'un diner à base de barbecue. C'est le Gator, magnifique dans sa chemise frappée des son éfigie, qui officie. Il faut dire que quelques années de forêt vierge Guyannaise l'ont rendu expert ès feux de camp...


Comme il est plutôt sociable, il est bientôt rejoint par tous les autres qui sirotent leur apéro en discutant...


La soirée se prolonge après le diner, le départ d'Anne-Isabelle et Pierre pour la France, celui de Gator, Pilisi, les Mélusine pour l'est de la Belgique.
Nous profitons (désolé les autres !) du pousse café qui va bien et comme je tombe de sommeil, je vais me coucher et ne peux donc en dire plus sur la fin de soirée.

Le lendemain, pendant que Monique, guillaume et Mme Nevière partent pour Bruxelles, Daniel, Jean-Christophe et moi accompagnons Jacques au terrain de St Ghislain pour préparer son départ.
Son ULM, l'Albatros, est très original. Il a une hélice quadripales couplées propulsive. Il n'a pas beaucoup de marge d'assiette au décollage ni à l'atterrissage...

Il fait le plein grâce à un tuyau muni d'un système de dépression créé par une petite bille.


Après son départ, nous rejoignons les autres à Bruxelles où nous visitons le palais de justice, puis nous partons dans les rues de la capitale.

Nous voyons la statue de Godefroy de Bouillon, le palais où travaille le Roi et tombons devant une expo de photos de Yann Arthus Bertrand. Nous flânons ainsi toute la journée, mangeons dans un excellent restaurant, passons par la cathédrale, allons jusqu'à la place de l'hotel de ville...

Image hébergée par servimg.com

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Une très agréable journée.

Mardi 1er, 9h30.
Nous partons pour l'aérodrome de St Ghislain (j'oublie mon sweat chez Daniel...) et y retrouvons Denis et son épouse, Martingu et la moitié ainsi que Pierre et Anne-Isabelle.


Pierre est téméraire et le paie cher : il monte avec moi dans le J3 pour une balade sympa mais qui se solde encore par un double atterrissage...

Nous déjeunons et c'est déjà le Départ...

Denis est le premier. Il décolle, fait un circuit et repasse vite et bas...

QUIZZ : A qui est cette main  qui m'a foutu ma photo en l'air ? (propriétaire s'abstenir...)

15h15.
Nous mettons en route. L'AFIS nous passe les paramètres. c'est la piste 09 en service, avec un vent dans l'axe pour 10 à 15 noeuds. Au seuil de piste, je mets toute la puissance sur freins car une fois encore nosu sommes lourds. L'envol est rapide, mais la pente plutôt faible... Nous faisons un circuit basse hauteur par le sud pour prendre de l'altitude, repassons verticale de la piste et partons pour le sud.


Il fait beau aujourd'hui, mais le vent souffle. Je mets 10 minutes à bien estimer ma dérive et nous contactons Paris Info pour confirmer le passage de frontière. En vue de St quentin Roupy, nous passons sur 123,5 MHz pour nous annoncer.

Atterrissage très doux malgré le vent de travers (40° droite 15kt). Nous refuelons et repartons piste 14, celle qui est la plus dégagée dans la trouée d'envol (principe de précaution).


Le retour jusqu'à Pontoise se fait sans problèmes. Nous y reprenons du pétrole et partons par St Cyr. Malgré un beau week end, j'ai pas ma dose. Je propose donc à Guillaume de vadrouiller dans l'ouest avant de revenir à St Cyr. Nous passons près du terrain planeurs de Mantes, près de Thoiry avant de rentrer au bercail. L'avion sent la maison : la radio n'a jamais si bien fonctionné !

Une fois posés, nous roulons au parking. Difficile de descendre pour la dernière fois du voyage de cet avion qui nous a emmenés jusqu'en Belgique.
Nous le lavons avec soin et affection, pour qu'il soit très beau. Un membre du club immortalise l'équipage fatigué mais heureux.

Un bien beau voyage...